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HISTOIRE. Histoires de loups à Saint-Babel

Histoires de loups à Saint-Babel. Le loup, animal légendaire s’il en est, a disparu de nos campagnes depuis fort longtemps. Pourtant, on retrouve trace de ce canidé sauvage…

Dans les registres du conseil municipal de Saint-Babel au tout début du 19ème siècle. Pour référence, les tueries en série liées à la Bête du Gévaudan datent des environs de 1760. En fait, les citations ci-dessous remontent en nombre car motivées alors par un système de primes destinées à éradiquer le loup de nos contrées.

Premier témoignage, le 7 ventôse de l’An IX (février 1801) : "…(devant le conseil municipal) sont comparus Jean Rodiet et Antoine Cuisse tous deux cultivateurs qui nous ont présenté un loup de l’âge d’autour 11 mois qu’ils ont tué le 6 présent à environ 7 h du soir dans le canton appelé Fond Vieille ou La Martre…avons dressé procès-verbal…pour leur faire obtenir ce que la loi accorde à ceux qui tuent ces espèces de bêtes…". La peur de l’animal est encore très présente dans les esprits. Pour preuve, lorsque l’un d’eux est abattu, sa dépouille est très mobilisatrice. "…

(devant le maire) sont comparus Antoine Dulac, Antoine et Gabriel Abraham qui venaient de tuer un loup et ont requis mon transport à l’effet de dresser procès-verbal et de la sincérité du fait…Je me suis transporté à La Ribaire…ai effectivement trouvé un loup qui m’a paru très fraîchement tué ce qui été de plus certifié par un grand nombre d’habitants qui s’étaient assemblés pour le voir dont beaucoup ont déclaré qu’ils le suivaient depuis longtemps…le dit loup était une femelle qui pouvait avoir environ 6 ou 7 ans…". (29 pluviôse An X, janvier 1802)

La chasse s’accentue puisque peu après, "...Guillaume Brut...a déclaré...une louve nouvellement tuée d’environ 3 ans…". (10 ventôse X, février 1802) Les chasseurs ont pour consigne de ramener la tête de l’animal pour preuve de leur fait, mais les officiers municipaux ne peuvent s’empêcher d’aller constater de visu. "…Antoine et Blaise Marchaud…du lieu de La Ribaire…ont présenté la tête d’un loup qu’ils avaient tué le 19…au lieu de La Ribaire…rendus sur place avons constaté…le corps d’un loup âgé de 3 ou 4 années…un loup mâle…". (20 février, An XII) Bien des années plus tard, on retrouve encore trace du loup aux portes de St-Babel, à La Guelle exactement d’après un procès-verbal daté du 8 avril 1821. "…Pierre Duvert, Antoine Chassin, Guillaume Courtine… ont présenté…la tête d’un loup…tué au dit lieu de La Guelle et d’Estrigon…d’environ 2 ans…". Enfin, une année après, ultime témoignage - tout au moins sur les registres de délibérations du conseil municipal - de la présence d’un loup sur la commune. Mais peut-être en restait-il encore après cet an de grâce 1822 ? "…Jean Thevaux, garde-forestier à la résidence de St-Babel…a amené…une tête de louve qu’il venait de tuer en faisant sa tournée journalière dans les bois des hauteurs de Monsieur le Duc de Bouillon…dans la coupe dite de Font-Merle en présence de François Verchère aussi garde-forestier…une bête de 6 ou 7 ans…". De retour Plus de 2000 loups furent tués en France durant l’année 1823. Pourtant, quelques années plus tard (1839), ils sévissent encore dans l’arrondissement d’Ambert où ils parcourent les villages. On les accuse même d’avoir blessé plus ou moins grièvement 40 personnes à St-Germain-L’herm ! On reparle d’eux en 1888 sur Le Moniteur de Brioude : « Une bande de ces rôdeurs a bouleversé le cimetière de Fontfreide (Clermont-Fd). Le cercueil d’une personne morte récemment a été mis à découvert. Le couvercle a été rongé. » L’année suivante, le même journal relate encore un de leurs méfaits. « A St-Nectaire, une bande de loups a attaqué un troupeau de moutons… 71 bêtes ont péri. » Des statistiques officielles de 1895 font état « de 701 loups tués en France dont 16 louves et leurs louveteaux, 315 loups ordinaires et 370 petits loups. Pour les louves, on a payé une prime de 108F, pour les loups 100F et les petits 40F ». Malgré ces persécutions, le canidé sauvage résiste. En 1896, plusieurs loups attaquent un parc à moutons à Valbeleix. « Une dizaine de moutons ont été égorgés par les fauves qui pourchassaient étroitement le troupeau dans un chemin creux en étranglant les pauvres bêtes au fur et à mesure que l’une d’elles cherchait à gravir le talus. » Officiellement, le dernier loup fut tué en France en 1977 en Lozère. En réalité, l’espèce avait quasiment disparu au sortir de la guerre de 14-18. Victime d’une peur inconsidérée des humains et d’un décret de décembre 1730 qui s’appuyant sur le fait que « ces animaux pullulaient, répandaient la rage, s’attaquaient aux troupeaux et terrorisaient les hommes », créa un fonds dit « des têtes de louves qui octroyait des primes pour chaque fauve tué. Toutefois, le loup devait survivre dans la mémoire populaire, animal de légende et de conte. L’actualité parle de son retour dans notre Massif central… mais chut !



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